La première heure avec un bilboquet

Les premiers essais avec un bilboquet. Le fait de vouloir réussir son coup, de ne pas répondre à la déception de l’échec, de « ne pas rater » devant un public …sont autant de stimuli qui incitent à se recroqueviller sur soi, à perdre la disponibilité d’une expérience réussie, à perdre le sourire et la satisfaction. Sur cette vidéo, il est possible d’observer une certaine « retenue » face aux deux premiers essais, cette retenue peut être définie comme « l’inhibition » d’ Alexander : c’est-à-dire de ne pas s’énerver contre le bilboquet, ou pire, contre soi-même. Après les deux expériences du début, le sentiment d’échec peut entrainer une succession d’autres échecs. Après ce « temps d’arrêt » pour éviter de tomber dans une lassitude et un abandon de l’activité, le joueur reconsidère la question et adopte une position mobile « d’avantage mécanique ». Les genoux pliés, un dos plus large et long dans la tonicité, le bras droit utilise un chemin plus simple dans l’espace. La personne reste disponible à ce qui l’entoure, ainsi la remarque du passant détend sa « concentration » excessive et lui redonne de l’ouverture et de la souplesse : le joueur de bilboquet redevient plus centré et non « concentré » dans une possible fixation des muscles.

La réussite des 10 coups à la suite entraine la « satisfaction » qui se lit sur le visage du joueur. Celui-ci a pratiqué quelques minutes de Technique Alexander, n’est pas tombé dans le rejet du jeu et a appris de ses deux coups non réussis en s’utilisant différemment.

 

 

Premier article de blog

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La coordination chez le jeune enfant est naturelle et instinctive.

La Technique Alexander permet de se rapprocher du naturel que nous avions étant enfant. Le jeune enfant est naturellement bien coordonnée dans sa manière de s’utiliser. Spontané, curieux, il découvre la vie et pratique ses jeux sans jugement.

Avec le temps, l’éducation qu’il reçoit, les obligations, un rythme de vie toujours plus rapide, ce naturel se transforme. L’enfant, plus âgé, commence à adopter des habitudes qui peuvent le freiner dans son évolution. Il perd la spontanéité et le naturel qui le rendait « mignon ».

Cependant, certains artistes ont gardé en grande partie la coordination qu’il avaient étant enfant et il est possible de remarquer un très bon usage dans leur discipline.